L’Ile Rouge

LE PREMIER POLAR MÉTAPHYSIQUE SUR RENNES-LE-CHATEAU

Géraud de Barail - L’Ile Rouge - LE PREMIER POLAR MÉTAPHYSIQUE SUR RENNES-LE-CHATEAU - Arrivé au point final de ce polar haletant qui met en scène bien des personnages connus, mais aussi tout à fait inconnus de l’Affaire de Rennes-le-Château, comme le très énigmatique Louis Paul François Cambriel, né en pays catalan à la Tour de France le huit novembre 1784, on se demande bien comment l’auteur a réussi un tel tour de force littéraire, comme un Maurice Leblanc des temps modernes, de nous maintenir constamment en haleine avec cette histoire terrible que l’on croyait si bien connaître et qui touche sans aucun doute au cœur du mystère audois. On se demande également où l’auteur, celui qui se cache sous le pseudonyme de « Géraud de Barail », a bien pu glaner de telles connaissances si impénétrables qui lui ont permis, sans rien ôter à l’affaire de Rennes, de nous faire découvrir, en plein Razès, un secret si extraordinaire que nul n’aurait pu imaginer… Il est bien certain que notre auteur, pour arriver à un tel résultat, a dû puiser à maintes sources d’archives (détenues dans le sud-ouest de la France) du côté de Toulouse semble-t-il - « des dossiers de famille » nous dit-il - et a dû avoir connaissance de certains « rapports » tenus sous le boisseau par des réseaux occultes, voire même des sociétés très discrètes. Le plus exaspérant, dans ce roman initiatique, c’est qu’arrivé à la fin du livre, le lecteur n’a qu’une seule hâte, le relire à nouveau aussitôt pour en démêler le vrai du faux et s’apercevoir finalement que ce qu’il a entre les mains est certainement bien plus troublant que d’authentiques livres d’Histoire. Alors ! … si tout était vrai… Et est-ce vraiment un roman ? Hors Collection > POLAR – avec un cahier iconographique inédit format 15,5 / 22 – (400 pages) – ISBN 2-7551-0039-7.

L'ile rouge

Prix : 30.00 €

(extrait)

« … ET S’OUVRIT LA PORTE NOIRE - L’orateur reprit : […] « à l’orée de ces temps si lointains, existaient, d’étranges légendes. Elles parlaient d’êtres de feu, de forces sauvages et fugaces qui régentaient alors l’univers. On tenait ces traditions des plus anciens de la vallée. Eux semblaient encore se souvenir. Mais peut-être inventaient-ils, peut-être faisaient-ils seulement semblant de savoir. Le temps passait. Les jours égrenaient leurs heures au fil des saisons pareilles aux heures du temps qui filaient au gré des jours et du temps des heures. Rien n’avait vraiment changé, tout semblait cependant différent, comme une vaste pièce aux actes multiples, comme un immense décor toujours renouvelé, jamais rangé totalement au rang du définitif. L’immuable avait ici imprégné toute chose, le temps lui-même ne savait plus qu’il existait. La fluidité des instants à l’aube de l’immobilité éternelle avait glissé en tout. Vagues et sinueuses arabesques de brouillard au large d’un présent déjà tellement impalpable ! Langoureuses et tendres mélopées de vide tendant à s’insérer dans les fentes du temps disjoint. Les couleurs étaient devenues inodores, les senteurs du soir, moirées d’ocre et de bleu, les bruits de l’eau de la vieille mare n’avaient plus d’âge. » Le narrateur se tut. Tout se mêlait. La soyeuse vêture de la statue, traînant au bas du perron, était soudain devenue parfaitement insolite. Au moins autant que l’improbable ombrelle posée sur le vaste parapet de l’escalier d’honneur. Alors, cadences, tournures et rythmes de l’étrange et sournois spectacle qui se jouait tombèrent en syncope lorsqu’ apparurent les acteurs de la scène. Alors, sur l’épaisse et lancinante fumée d’encens qui crissait dans l’air léger de ce soir de septembre, il y eut comme le signe d’une prémonition ou celui d’un adieu, hors du moment d’aujourd’hui. Un dernier rendez-vous du temps des Sages. ELLE parut. Les fragrances d’un parfum de violette effleurèrent à peine le satiné de l’extrême prudence qui régnait sur ces lieux. Tous se taisaient sans retenir les souffles qui, puissants ici, à peine perceptibles là, scandaient chacun à leur mesure la surprise et l’impact qu’avait provoqué Son apparition. Piège éphémère de la Beauté et Puissance du Verbe enveloppèrent toutes et tous. Jamais humaine assistance n’avait été confrontée à la béance du Contraire, jamais conscience n’avait entrevu l’Envers... Et voici, la noire porte de l’abîme était ouverte… IL était là, le Mystère d’Iniquité de la Grande Prophétie. Désormais, le sable du temps s’écoulerait dans l’autre (…).




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