Elyan Cohin de Condé (19 janvier 1935 - 4 septembre 2007)

Il n’y a pas si longtemps à Pierre Écrite…

Il s’appelait Elyan Cohin de Condé et faisait partie des meilleurs spécialistes de l’hermétisme occitan. Fin connaisseur des mystères de la Provence, il était notamment intarissable sur la généalogie de Marie-Madeleine. Notre première rencontre, chez lui à Manosque, date du mois de mai 2000. Nous avions évoqué alors, tout au long de la journée, les figures de Giono et d’Élémir Bourges, tous deux manosquins, le mystère Fulcanelli qui le passionnait, et surtout Théopolis et la fabuleuse épopée de la sainte famille en Provence. Une carte de géographie pointée sur le mur de son appartement, il expliquait de façon amicale et volubile les différents trajets supposés de Madeleine en Provence, de Joseph d’Arimathie aussi pérégrinant avec le Graal, de Ganagobie jusqu’à Glastonbury... La Géographie Sacrée avait pour Elyan valeur de science exacte et ses envolées pour tous ces sujets ésotériques étaient véritablement extraordinaires. Le souvenir de cet homme exalté et passionnant est encore vif aujourd’hui et la lettre de Thot, par l’entremise de notre ami Michel Moutet, lui rend ici un hommage mérité.

Arcadia

Elyan Cohin donna pour Arcadia du solstice d’été 2001, « Élémir Bourges Rose+Croix » (repris dans le Recueil d’Arcadia du solstice d’été 2002).

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Arrière petit-fils du baron Georges de Condé (1), il descend en ligne directe de Baudoin 1er de Jérusalem (Baudoin de Boulogne, frère de Godefroy de Bouillon). On doit noter que ses multiples facettes s’inscrivent déjà, entre spiritus familiaris et spiritus mentis, dans sa généalogie puisqu’il est aussi l’héritier, côté paternel, de Simon Caboche, l’écorcheur révolutionnaire qui prit la Bastille en 1413…

Blues, jazz et rock n’roll, parce qu’il travailla, tout jeune sur une base militaire américaine, il s’ouvrit à d’autres horizons en suivant les cours des Arts et Métiers où, parmi ses enseignants, il y eut… Jacques Bergier.

Ingénieur technico-commercial d’une importante société française de matériel électronique de mesure, il se retrouva, à Toulon, proche du Pr. René Hardy et de sa famille. Et enquêta sur le suicide controversé de celui-ci, recueillant de nombreux témoignages dont, au premier chef, celui du Pr. Robert Tocquet…

Quant au Dr Hubert Larcher, il préféra venir le rencontrer chez lui pour débattre du sujet en toute discrétion.

Vice-Président de la Société Varoise des Phénomènes Spatiaux et responsable de la commission para­psy­cho­lo­gie, il démissionna au printemps 1974 pour monter le Comité d’Études Varois Ouranos. Entamant là une analyse du phénomène OVNI inspirée de Jung, qui s’affinera quelques années plus tard au sein d’un groupe réduit à 7 membres - qui se retrouveront 8 grâce à la participation extérieure de Pierre Viéroudy [Ces OVNI qui annoncent le surhomme, 1977] qui traiteront le plus grand cas de "contacté" français, signant leurs articles du nom d’HEPTA dans « La Revue des Soucoupes Volantes » (2).

Ce fut ensuite Sisteron et l’aventure commerciale du Grand Bazar de la ville. Dans le même temps, la création du Club H.E.R.M.È.S., qui entretenait les meilleurs rapports avec l’I.M.S.A. de Roger Luc Mary, Jimmy Guieu et Alain Le Kern…

Problèmes de santé (soulignons qu’il n’avait que 30 ou 31 ans lors de son premier cancer), problèmes de famille, reprise d’activité salariée, problèmes de santé : il se retrouva à Manosque où, continuant sa réflexion sur l’alchimie intérieure qu’il vivait au quotidien depuis si longtemps, il débouchera sur une architecture christique, trans-spatiale, et johannite (Merci, sœur Maria Ex ).

Il disait que ce qu’il écrivait n’intéressait personne.

Dommage, car nous aurions aimé le voir réaliser un « Jésus est né en Provence… »

Michel Moutet © la Lettre de THOT / avril 2008.


Photos // 1 - Zeppelin L 45 au dessus du site de Théopolis (montage Arcadia) © document archives Arcadia.
2 - Elyan Cohin de Condé devant la Pierre écrite de Théopolis (montage Arcadia) © Michel Lelièvre / Agence martienne pour la photo d’Elyan Cohin.

(1) Histoire d’un vieux château de France - Monographie du château de Montataire, 1883, rééd. 2002.

(2) Le recueil de la revue est disponible auprès de l’Observatoire des Parasciences, B.P. 80057 La Plaine, 13244 MARSEILLE Cedex 01 // Nota : sa bibliographie a été publiée dans les Opinions Provisoires de Michel Moutet datées du 18 mars 2003 (ce document est épuisé).



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