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Divinités gauloises

Henri Hubert - Divinités gauloises - Préface Myriam Philibert - « Le mot « druide » a disparu du vocabulaire pendant plusieurs centaines d’années, à la suite des persécutions perpétrées par les premiers empereurs. » Myriam Philibert - On les connaît sous le nom de Lug, Esus, Cernunnos, Toutatis, Belisama, Belenos, Kronos, Taranis, Silvain… Mais qui étaient véritablement les Dieux des Celtes, des Ibères, des Ligures et des Thraces ? Des Germains et des Scythes ? Dans cette étude de 1925 rééditée par les éditions Arqa, Henri Hubert (1872 - 1927), archéologue et historien reconnu, grand spécialiste du monde celtique, nous présente avec une érudition sans pareille, le panthéon de ceux que l’on disaient barbares et qui n’en avaient que le nom… À la source de la tradition druidique nous retrouvons avec l’auteur, Sucellus le Dieu au maillet, Nantosuelta la Déesse à la ruche, Epona juchée sur son coursier de vent, sans oublier les Dieux de L’Autre Monde…Dans une préface utile et savante, Myriam Philibert, Docteur en Préhistoire, citant les Triades Bardiques, restitue pleinement la magie de ce texte oublié, et éclaire de la meilleure manière qui soit toutes ces Divinités gauloises - avec amour - dans le cercle de Gwenved.- (98 pages) – ISBN 2-7551-0016-8 – Sommaire / Divinités gauloises – Sucellus & Nantosuelta, Epona, Dieux de l’Autre Monde. Préface Myriam Philibert

(extrait)

Divinites gauloises

Prix : 15.00 €

« Les gaulois faisaient grand usage de tonneaux. Peut-être avaient-ils le droit d’en revendiquer l’invention. Que la tonnellerie ait donné, dans leurs arts familiers, un emblème à l’un des plus particuliers de leurs dieux nationaux, on ne s’en est donc pas étonné, sans doute à bon droit. Mais que contenait ce tonneau ? Du vin ? C’est possible. Entre les mains de Silvin (et Silvin a prêté au dieu au maillet son nom, ses attributs et peut-être un peu de sa personne) se voit une grappe. De la bière ? C’est plus probable ; cela convient mieux à la petitesse des tonneaux et c’est plus gaulois. Les gaulois, buveurs de bières, en fabriquaient de plusieurs sortes et ils ont légué quelques mots de leur cru au vocabulaire technique de la brasserie. Je suis même porté à croire qu’ils ont inventé le houblonnage et qu’ils en ont fait honneur au dieu au maillet, dieu de la bière. Ils connaissaient le houblon et le nom du houblon, humulus lupulus, fait aisément penser au loup familier de Silvin dieu au maillet, si toutefois ce loup n’est pas un chien. Entre autres sortes de bières ils fabriquaient de l’hydromel. Si le dieu au maillet, dieu au tonneau, est un dieu de la bière, il est tout à fait conforme aux données de la religion gauloise que sa parèdre soit une déesse de l’hydromel, préside comme telle, à la récolte du miel, aux abeilles et porte la ruche. Que le dieu au maillet ou au marteau, dont les monuments gaulois nous laissent libres de nous figurer l’usage à notre guise, soit bien un dieu de la bière, la mythologie des Celtes insulaires nous donne là-dessus pleine satisfaction. Plusieurs personnages de la mythologie irlandaise sont des "frappeurs" armés de massues, de marteaux. On a comparé Sucellus au Fomore Balar, grand-père du dieu Lug. Je le compare plus volontiers au forgeron divin Goibniou, qui fait partie des Tuatha Dé Danann. C’est lui qui prépara pour les dieux le fameux "festin de Goibniu", fled Goibnenn, festin ou beuverie, car il s’agissait d’y boire le « deoch », boisson qui rendait immortel. Or cette boisson d’immortalité, c’était une bière dont regorgeait, dans l’autre monde, monde des dieux et des âmes, un chaudron merveilleux, objet des convoitises de tous les grands héros. Le forgeron Goibniu avait plus d’un métier, c’était un bâtisseur. Comme tel, il se confond dans la mythologie avec un autre frappeur, Dagda, aussi grand buveur que mangeur, qui, lui aussi, possède un chaudron dont il peut vider d’un trait le contenu, porridge ou bière. Dagda et Goibniu bâtissent pour Balar. Les trois grands "frappeurs" sont donc assez près les uns des autres. Or, le dieu forgeron n’est pas particulier à l’Irlande. Les Mabinogion gallois nous font connaître un Govannon, également forgeron. Govannon est l’oncle de Llew, c’est-à-dire de Lug, dont Balar est le grand-père. Govannon date de loin, car parmis les noms de lieu bretons attestés par la géographie latine, nous trouvons un Gobanniodunumm, "fort du forgeron".Breton vaut souvent pour Gaulois. En tout cas la Gaule propre, à défaut d’un nom divin qui fasse pendant à Govannon et à Goibniu, nous a laissé des noms théophores. Gobannicnos en est certainement un (le fils de Gobannos) ; Gobannitio, l’oncle de Vercingétorix, en fournit un autre exemple. Ce dieu forgeron, cousin du Goibniu goidélique, dont a le droit de supposer l’existence, c’est sans doute le dieu au maillet, patron des forgerons et qui (…).




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