Gerardina A. MONTI // Roberto MONTI et le « Monti Process »

L’ALCHIMIE une Tradition vivante

Avec le Professeur Roberto Monti, astrophysicien, chimiste, hermétiste et alchimiste, nous évoquerons en quoi « l’Alchimie du XXIe siècle EST bien une science expérimentale », c’est-à-dire en quoi la Science moderne, dans toute sa spécificité, valide effectivement les expériences du Professeur Monti, expériences pratiquées en laboratoire aux États-Unis et au Canada et permettant une réelle TRANSMUTATION du mercure philosophal en or alchimique. À la suite, toujours avec le Professeur Monti, nous irons à contre-courant des données communément admises par la Physique einsteinienne - dans le droit fil de notre publication récente du livre d’Henri Bouasse intitulé : « La question préalable contre la théorie d’Einstein » - pour mieux reconsidérer « la part obscure » de la théorie de la Relativité telle qu’Einstein l’énonce et telle que la vilipende avec une puissance inégalée le Professeur Monti. Ces travaux d’excellence du Professeur Monti étant restés malheureusement confinés jusqu’à présent qu’au seul domaine italien, nous avons désiré faire traduire grâce à un excellent ami alchimiste transalpin et sur les recommandations avisées de notre ami Cédric Mannu, ces deux œuvres majeures que sont : « L’Alchimie est une science expérimentale » et « Le Grand Bluff d’Albert Einstein ». Pour la première fois, en langue française, vont donc être enfin portés à un public averti les travaux absolument exceptionnels du Professeur Monti.

« Chroniques de Mars » No 23, avril 2017 – Numéro Spécial Alchimie.


L’ALCHIMIE EST UNE SCIENCE EXPÉRIMENTALE

“ Étranger depuis toujours à un espace et à un temps à l’intérieur desquels je suis toutefois contraint…”

C’est avec ces mots de Roberto, qui le définissent lui-même avec fierté, qu’il me plaît d’introduire ce texte de lui sur l’alchimie. Pour moi, ce n’est pas une tâche simple ; j’ai été sa compagne et sa seule collaboratrice durant presque vingt ans de vie commune. On court donc le risque de glisser dans le sentimentalisme et dans les anecdotes en négligeant - ou en ne mettant pas en évidence comme on le devrait - les aspects proprement scientifiques d’une vie vécue dans le dévouement total à la connaissance et à la science en particulier.

Les pensées se confondent, comme il arrive souvent, quand la mémoire s’étend sur une vie pleine de souvenirs qui renferment une si longue période d’existence vécue ensemble. Le travail et la vie privée deviennent, comme dans notre cas, une seule et même chose ; mais je suis son épouse et vous m’accorderez bien cela. Pour cette raison, mon but sera ici de présenter les aspects moins connus de la vie de Roberto Monti ou, tout au moins, ceux qui sont les plus cachés, en dévoilant complètement un homme peut-être inconnu de la majorité. De la sorte, j’ai décidé d’introduire ici le “monde de Roberto” à travers une courte digression en répertoriant les moments saillants de sa vie, seulement quelques points lumineux – en devant, par concision, en omettre beaucoup – mais cela sera suffisant pour faire naître auprès du le lecteur une curiosité de l’approfondissement.

Du reste, je pense que ce texte de Roberto n’a pas vraiment besoin d’introduction et que l’on ne peut rien ajouter à ce qu’il a magistralement écrit. Roberto avait un don, celui de savoir écrire et de rendre compréhensible et de lecture agréable même l’argument le plus complexe ; il en est ainsi, pour tous ses travaux écrits, voir ainsi son dernier travail Le grand bluff d’Albert Einstein – texte que Roberto retenait comme définitif sur la question d’ Albert Einstein – écrit qu’il considérait de lecture aisée, même pour les néophytes.

Mais projetons-nous maintenant dans le temps, dans les années 1996, à Pérouse (Ombrie), où je connus mon mari pendant un congrès international sur Descartes, organisé par un ami commun. Roberto y était présent en tant que superviseur, et je restais d’emblée agréablement surprise par sa vaste culture, intriguée par cet astrophysicien qui aimait déclamer les classiques grecs et latins avec passion et précision, connaissant l’Histoire ancienne et la Philosophie, mais ne dédaignant pas la Science-fiction. Compte tenu de sa prestance, il n’était certainement pas un homme ampoulé et rigide comme l’on pouvait s’y attendre, mais plutôt un épicurien et un homme de grande sensibilité. Durant sa jeunesse, il s’était déplacé de Ravenne, sa ville natale, à Bologne pour fréquenter l’Université avec des idées bien claires. Licence de Physique et « astronef » pour voyager dans le temps… Je pensais à une folie lucide, en ne connaissant pas sa passion pour la Science-fiction et en particulier pour les histoires d’Urania. Cet homme m’intriguait toujours plus, considérant sa belle allure ainsi que sa voix sûre et puissante. Il me racontait qu’il s’était fait remarquer à l’Université par son caractère polémique et quelques fois bagarreur. Caractère qui lui avait permis de s’isoler de la masse pour suivre en autonomie sa propre pensée.

Cela fut exactement cette indépendance qui le poussa à accepter une thèse expérimentale en « recherches sur les méthodes physiques de la structure des ribosomes » (fabrique des protéines à l’intérieur des cellules), c’est-à-dire en biophysique des ribosomes, matière pour le moins originale pour un candidat à la licence de Physique. Je pense qu’il fut le premier en la matière et sûrement un précurseur – on était en 1968 – mais tout cela était parfaitement dans ses attributions. Ensuite, vinrent les bourses d’études et, en 1972, le travail au TESRE-CNR à Bologne.

Mais ce qui occupait sa vie d’étudiant n’était pas seulement la Science. Ce fut également une période qui marqua l’intérêt de Roberto pour les mouvements étudiants, envers lesquels il fut toujours très critique – non pas par appartenance, car Roberto était un solitaire et au mieux il pouvait simplement partager. À la même période, il s’occupe aussi d’économie politique, (ses allocutions sur Adam Smith à « Radio Alice », une radio locale de Bologne bien connue, furent très suivies). Entre-temps il fonde une revue sur la dialectique, Autonomie prolétarienne, qui eut un grand succès : on était en 1980. Quelques années plus tard, avec quelques amis, il donne vie aux revues Seagreen et Frigidaire où il publie plusieurs de ses écrits. Bref, il était un homme curieux et un esprit solitaire à la recherche continuelle de tout ce qui lui était inconnu. J’étais plus jeune que lui et je fus très touchée par ce qu’il me racontait et par ce qu’il voulait encore faire ; dans ces années-là, je m’occupais d’épistémologie, c’est pourquoi tout ceci fut pour moi un vrai plaisir de pouvoir entreprendre un nouveau parcours de vie avec cet homme qui était considéré par ses collègues, et pas seulement par eux, comme un « hérétique ».

Cela je le découvris seulement plus tard, quand je me rendis compte que Roberto avait eu le courage de remettre en cause la totalité de la Physique du XIXe siècle et d’avoir osé ensuite s’opposer et « réduire en miettes la totalité de la théorie einsteinienne ».

Dans le milieu philosophique duquel je provenais, ce qui depuis toujours fait la différence entre le Philosophe et le Scientifique est l’attention pour la « donnée expérimentale ». Ou, du moins, cette notion élémentaire est l’idée simple et basique que l’on en a. En fréquentant le “monde de Roberto”, constitué surtout par des gens qui s’occupaient de sciences, je me rendis compte que les soi-disant “scientifiques”, en plusieurs cas, ne faisaient pas d’expériences en laboratoires, mais parlaient seulement de théories plus ou moins esthétiques sans que celles-ci ne fussent soumises au crible de la preuve expérimentale. Ah oui…, la preuve expérimentale ! Tout cela fut certainement l’une des raisons qui me poussa à poursuivre dans la connaissance du travail de Roberto. Il croyait fortement dans la reine des preuves qui est celle que l’on obtient seulement en laboratoire. L’expression “c’est théoriquement impossible” que certains de ses collègues lui répétaient l’énervaient, mais, après, avec la tranquillité de celui qui sait, il répondait : « – je viens de le faire au labo ».

Il était clairement un homme avec une grande probité intellectuelle qui croyait simplement partager la connaissance ; il avait cette idée si « ancienne » de la science en tant que Philosophia Naturalis, étrangère à beaucoup... Ces années-là furent des années très belles et très intenses, celles vécues ensemble entre Bologne et Vancouver, entre des congrès en voyageant de par le monde et les expériences dans notre petit laboratoire, dans les bois de Hunter Creek, où Roberto, avec mon aide, même bien modeste, mit au point une méthode qu’il appela le « Monti Process ».

Roberto avait défini un processus pour décomposer les déchets nucléaires. En particulier, grâce à nos expériences, nous avions réalisé la décomposition du Thorium et de l’Uranium en peu de jours et avec une excellente résolution. Naturellement la communauté scientifique l’ignorait ou faisait mine de l’ignorer, tout en connaissant l’existence de ce procédé. Il faut partir de cette année 1987 pour bien comprendre comment Roberto arriva au « Monti Process » et à la conviction intime que l’alchimie est une « science expérimentale », concept qui donne le titre à ce présent travail. Roberto était le produit d’études de Physique que l’on pourrait définir comme « classiques » et, de ces études, il avait appris, comme presque tous les étudiants, la non-transmutabilité des éléments. Donc, quand en 1987 il prit acte qu’il avait désormais clos sa passe d’arme avec Albert Einstein, « en ayant complètement démoli la Théorie de la Relativité », il commença à s’occuper de Physique atomique et nucléaire.

Il lui fut alors soumis un opuscule intitulé Note sur la fusion Thermonucléaire. Il le trouva excellent et décida de prendre contact avec l’auteur, Renzo Boscoli. La première chose qu’il demanda à Renzo fut la bibliographie qui l’avait inspiré pour sa “note”. Renzo lui indiqua un des longs rayonnages emplis de livres qui recouvraient toutes les parois de son bureau.Le premier texte qu’il prit en main fut L’évolution Cosmique d’Elena Petrovna Blavatsky (1888), à coté de Blavatsky il y avait Le trésor des alchimistes de Jacques Sadoul. Également, deux textes de Louis Kervran : Épreuves en Géologie et Physique des transmutations à faible énergie, et Épreuves en Biologie des transmutations à faible énergie, Le tube Ranque et plusieurs autres livres… C’est ainsi que, après lecture attentive de ces textes, Roberto commença à écrire sur le modèle cryogénique de fusion nucléaire : Fusion Froide et Fission Froide : la renaissance de l’Alchimie.

Probablement commence ici le voyage qui conduisit Roberto à « redécouvrir » l’alchimie et à la regarder avec des yeux différents, dépourvue de la mauvaise réputation qu’elle porte en elle-même aujourd’hui. Roberto, qui avait une bonne connaissance des textes alchimiques, réussit à en percevoir les issues comme « science expérimentale » ; à partir de ce moment-là sa recherche ne connut plus d’arrêt. Roberto partageait les idées de Boscoli au sujet de la structure interne du Soleil, ce qu’il appellera le Soleil froid, où il explique clairement que le moteur de l’Univers n’est pas le chaud mais le froid. Roberto reconstruira alors un modèle cryogénique de fusion nucléaire et un modèle conséquent de la structure interne du Soleil. Ces années-là furent pour Roberto des années fébriles d’intense travail ; il remettra tout en cause.

Entre-temps, Roberto pense à un nouveau modèle d’atome qu’il appellera le Modèle Alpha Étendu et à une Nouvelle Table périodique des Éléments. Naît ainsi, en 1988, le travail intitulé Analyse Historico-critique des Modèles d’Atome.

Quand, en février 1989, éclata le “cas“ Fusion Froide, Roberto se rendit vite compte que les deux auteurs (Fleischmann et Pons) s’étaient « bruyamment trompés », comme il le dira.

Ils pensaient avoir débuté l’âge d’une énergie propre et à bon marché mais, au contraire, ils avaient simplement « redécouvert » l’alchimie. Mais parler alors d’alchimie était tabou, prononcer même seulement le mot transmuter ou transmutation était considéré comme extrêmement dangereux.

Mots que Roberto n’a pourtant jamais eu peur de prononcer. Homme courageux et original, il n’avait certainement pas peur du conflit ; en pouvant l’appréhender, il l’aurait certainement évité mais souvent le conflit était nécessaire, je dirais qu’il n’y avait pas d’autres solutions. Sûrement, chaque défi, chaque conflit, le galvanisait, c’était un humus pour lui qui s’était nourri de lectures “sulfureuses” telle L’entrée ouverte au palais fermé du roi d’Irénée Philalèthe (texte qu’il aimait beaucoup avec les Principes, où la description des différents passages pour arriver à la Pierre étaient bien détaillée), ou la Summa perfectionis de Geber, le Geber latin (Paul de Tarente), Les douze clefs de Basile Valentin, et ensuite De Argentina, Solomon Trismosin, Doberer, Ranque, Sadoul, Diogène Laërce avec ses Vies des philosophes, etc. C’étaient ces auteurs que Roberto lisait et relisait avidement.

Il n’avait donc pas peur du conflit, bien au contraire, mais malheureusement il se rendait compte que souvent l’interlocuteur ne connaissait pas la matière dont il discutait, qu’il s’agisse de l’Histoire de la Science ou de la Physique ou encore moins de l’Alchimie et il en restait déçu, ainsi se jetait-il contre cette “bande d’ignorants” (comme il les définissait) en pensant que bien difficilement on pourrait en sortir quelque chose de bon. Sur cet aspect il était catégorique et intransigeant, ne faisant de remise à personne. Roberto était un homme qui n’avait pas peur de mettre en danger sa propre carrière, persuadé comme il l’était qu’il fallait aller jusqu’au but pour faire émerger la vérité. Homme de fort caractère mais de grande ouverture, celui-ci est probablement l’aspect le moins connu de Roberto, sa grande sensibilité et sa disponibilité.

Ainsi, en 1990, il subit une attaque massive de la part du C.E.I. (Comité Électrotechnique Italien) pour avoir pris la défense des pauvres victimes du petit village de Potenza Picena, ravagé par la pollution électromagnétique d’un radar militaire. Les parents des victimes, réunis en comité, lui avaient demandé un avis scientifique et lui, sans hésiter, s’était rendu disponible. Les preuves du « massacre » étaient telles à ne laisser aucun doute. Des milliers de morts par cancer. Les autorités ne purent faire autre chose que de le reconnaître, mais les problèmes qui en découlèrent furent multiples. Après, toujours en 1990, il subit un autre attaque du C.E.I. parce que, après s’être documenté sur les parafoudres de Tesla et sur la Technologie Anti Impact de De Bernardi, il avait cherché à bloquer leur « méprisable » essai de placer légalement un attire-foudre Franklin sur le toit de chaque école ou édifice publique. Ces batailles furent des batailles gagnées même si elles lui causèrent des problèmes et des inimitiés : le même Institut TESRE, où il travaillait au CNR de Bologne, le défia et le suspendit pour s’être mêlé à de telles questions en tant que chercheur du CNR.

En outre, les autorités ne lui permirent pas de faire carrière en boycottant tout concours auquel Roberto participait, comme elles lui empêchèrent d’utiliser leur laboratoire pour faire ses expériences ; bref, ils ne purent pas le chasser parce que son travail était bien référencé, mais ils lui rendirent la vie vraiment difficile. De plus, il y avait la question Einstein à ne pas oublier ; pendant des années Roberto avait exposé sa théorie en plusieurs séminaires, avec des analyses détaillées et bien documentées, (Cf. Le grand bluff d’Albert Einstein – Arqa ed. 2017, pour l’édition française), sur l’absence de fondement de la Théorie de la Relativité, mais la seule idée de mettre en débat Einstein était pour le plus grand nombre quelque chose d’indicible. Ainsi au CNR il fut, je pourrais dire « marginalisé » surtout pour son anti-relativisme. Mais Roberto ne s’est jamais beaucoup inquiété de faire carrière ; il tenait plutôt à ce que son travail de scientifique fût reconnu comme tel, mais pour cela il aurait fallu en arriver à un compromis, chose pour lui insupportable. La possibilité d’exposer ses propres théories, de penser librement lui était devenue difficile… Comme d’ailleurs l’impossibilité de publier ses travaux dans des revues scientifiques officielles, sans même recevoir d’explications du refus de la part des « arbitres » qui prenaient connaissance de ses écrits, « arbitres » qui - je m’en souviens - étaient rigoureusement anonymes ! Cette situation s’est prolongée pendant des années, avec une seule exception quand, en 1996, “Theory of Relativity : a Critical Analysis” sortit dans la revue Physics Assays, une revue comportant des « autorités de références scientifiques », dirons-nous.

Tous ses travaux Roberto les a publiés ou bien dans des revues fondées par lui (Seagreen ou Frigidaire ou dans des revues indépendantes) ou encore sur notre site internet sur lequel nous décidâmes de communiquer, il y a plus de dix ans, pour être libres de penser et de publier : www.lowenergytransmutations.org. Mais Roberto était comme ça, un homme qui allait toujours à contre-courant, convaincu de ce qu’il affirmait sans peur d’être démenti par les faits.

Le vrai tournant de sa vie fut au cours de l’année 1992, quand le professeur Bockris l’appela aux États-Unis, comme scientifique, expert en alchimie. Dans le laboratoire mis à disposition par Bockris, Roberto put faire une série d’expériences tout à fait incompréhensibles à ses collaborateurs, lesquels n’avaient aucune notion d’alchimie. Ces expériences furent seulement éclairantes pour Roberto. À la lumière de ses profondes connaissances en alchimie, ces expériences se révélèrent être de vraies et propres transmutations alchimiques. De là partira la nouvelle aventure qui le conduira, après plusieurs controverses, au Canada où il définira le processus qui porte son nom, c’est à dire le « Monti Process ».

Et ce sera toujours au Canada qu’il expérimentera de nombreuses “recettes alchimiques”, et en particulier la transmutation du mercure en or – (on peut voir de splendides images de l’or transmuté dans un autre article des Chroniques de Mars). Mais, ayant atteint ce point-ci, il serait trop long d’analyser tout ce qui est arrivé à Roberto dans les dernières vingt années, entre le Canada et l’Amérique du Nord. Pour faire court, je renverrai le lecteur sur notre site où il trouvera tous les travaux écrits dans ces années-là.

Roberto a vécu plusieurs vies en une et toutes intensément jusqu’à la fin de ses jours, toujours avec l’espoir que la situation puisse changer et que la science entreprenne un parcours différent de ce qu’il avait anticipé. Il était un optimiste invétéré et il l’a été jusqu’à la fin, quand il pensait pouvoir encore expérimenter en laboratoire le Grand Élixir et la Pierre qui guérit tous les maux. Plusieurs idées nouvelles lui passaient par la tête ; expérimenter les travaux de Tesla, comprendre comment encercler l’énergie de l’Éther, publier un nouveau livre… Il s’émouvait en repensant à son passé et à tout ce qu’il n’avait pas encore pu réaliser.

Et pourtant, je ne l’ai jamais vu céder sous le poids de la souffrance parce qu’en lui étaient hébergés l’espoir, la curiosité et l’amour de la vie sous toutes leurs formes. Cette particularité ne l’a jamais abandonné et elle est le souvenir le plus privé et le plus précieux que je garde avec moi. Il me reste tous les projets entrepris ensemble, que je cherche de poursuivre afin qu’il reste une mémoire de cet homme courageux, opiniâtre, original, homme d’une intelligence rare, en un mot unique, comme uniques savent l’être tous ceux qui vont toujours à contre-courant et ne se laissent jamais intimider par l’autorité, par les critiques ou par les nombreux et différents obstacles que l’on a essayé de leur placer devant eux.

Tout ce qu’il a fait Roberto l’a payé très cher, au prix de sa peau, et ceci le rend comme un homme vraiment spécial, apprécié par beaucoup. Parmi ses nombreux amis, j’aime à me souvenir du professeur Maurice Allais, académicien français (nous le connûmes il y a des années à Paris), qui estimait beaucoup Roberto, surtout pour son travail sur Einstein. Dans sa dernière lettre privée envoyée à Roberto il le définit comme « mon frère ».

Roberto Monti était un homme solitaire, mais il était en compagnie des plus grands qui, comme lui, ne se sont jamais pliés à l’autorité ou au conformisme. J’espère que sa pensée unique et si originale puisse trouver toujours plus de nouveaux amateurs qui, en reconnaissant en lui un innovateur et un précurseur, puissent sans aucune crainte ou révérence faire avancer ses idées et son travail, le travail d’une vie entière.

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Gerardina A. MONTI - Les Chroniques de Mars numéro 23, avril 2017 - Extrait du livre de Roberto MONTI : L’Alchimie est une science expérimentale


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