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Cyprien VIGNES - "Je suis le médecin infaillible, le guérisseur universel"

Gil Alonso-Mier //

Avec ce dernier ouvrage sur Cyprien Vignes, Gil Alonso-Mier conclut ses recherches entamées il y a près de vingt années maintenant et met un point d’orgue à sa trilogie consacrée aux guérisseurs français de la fin du XIXe siècle. Après la biographie, en deux volumes, dédiée à l’alsacien émigré aux Etats-Unis, l’indicible François Schlatter, et après la présentation des enseignements oraux de Monsieur Philippe de Lyon consignés fidèlement par un disciple du Maître, ce troisième opus consacré à Cyprien Vignes, « homme de foi et guérisseur de Vialas », retrace pour la première fois la biographie de l’exceptionnel thaumaturge que fut le guérisseur de Lozère… À la fin de sa vie ce sont des milliers de personnes que Vignes avait reçues et soignées dans son humble demeure, des malades venus de la France entière et de l’étranger, particulièrement de Suisse.

Quelques mots psalmodiés en sourdine…, quelques prières tirées des Evangiles prononcées à mi-voix, chaque jour, entre midi et le début de l’après-midi, le guérisseur officiait en toute simplicité. Vignes, à l’image de Monsieur Philippe de Lyon et de François Schlatter - professait une seule parole, l’amour du prochain et la vérité de l’action divine telle qu’enseignée dans les Ecritures. Lorsque l’on évoque la figure bien oubliée aujourd’hui de Monsieur Vignes de Vialas, il est difficile de ne pas évoquer alors celles de Monsieur Philippe de Lyon et de François Schlatter nommés tous les trois « Envoyés du Père » par Charles Barlet dans la revue L’Initiation de Papus, tant les données sacrées de l’Intangible se décalquent en une seule et même Foi, cette Foi qu’ils avaient tous trois chevillée au corps et à l’âme et qui permettait toutes sortes de miracles et tout acte de guérison. Mais, au-delà du merveilleux romanesque engendré par les guérisons incroyables, reste le message d’amour céleste, une connexion parfaite et pure avec le « Royaume des Cieux ». Certaines « paroles » de Philippe de Lyon, de François Schlatter et de Vignes de Vialas étaient rigoureusement les mêmes, un abandon devant la vie, la charité avant tout et l’amour du prochain. Un message de rédemption que chaque lecteur retrouvera ici dans son expression primordiale, grâce aux commentaires de Gil Alonso-Mier qui nous conduit, une fois de plus, à suivre pas à pas les traces de ces grands guérisseurs trop tôt disparus dans les méandres de la petite Histoire des hommes. 132 pages - ISBN 2-7551-0063-X

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ENTRETIEN avec Gil ALONSO-MIER // Enseignements oraux de M. Philippe de LYON – VIGNES le Guérisseur infaillible et François SCHLATTER – L’Homme aux 100 000 guérisons.

François TROJANI // Cyprien VIGNES - De la réparation des corps

Thierry E. GARNIER // Les ENVOYES du CIEL

Gil ALONSO-MIER // Cyprien VIGNES - Le thaumaturge de VIALAS

Cyprien VIGNES - "Je suis le médecin infaillible, le guérisseur universel"
PRIX: 20,00 €
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(extrait)

Cyprien Vignes

Homme de foi et guérisseur de Vialas

(13 juin 1824 - 11 août 1908)

« On ne peut plus passer l’événement sous silence, il a pris des dimensions trop importantes. Le mieux est donc de tirer cela au clair dans la mesure du possible, et rapidement. »

Otto Ris

La Providence est toujours à l’œuvre. Jamais elle ne dort. Elle agit ou elle veut, quand elle veut et avec qui elle veut. Elle sait se manifester en des lieux précis ou insoupçonnés, en des personnes publiques ou discrètes qui lui servent de canaux pour toucher les cœurs et les consciences mais aussi pour guérir les corps et réparer les âmes.

Dans la deuxième moitié du dix-neuvième siècle, le paisible petit village de Vialas entouré et protégé par de hautes montagnes, situé aux confins de la Lozère et du Gard, que l’on atteint par une route sinueuse depuis Génolhac et qui devait sa renommée à son superbe temple érigé en 1612 ainsi qu’à l’exploitation de mines de plomb argentifère, au confluent du Luech et du Valat de Gourdouze, fut le théâtre singulier de telles actions. C’est dans ce décor quasi méditerranéen des belles et pittoresques Cévennes, au pied du Rocher du Trenze que Cyprien Vignes allait se faire connaître comme guérisseur hors pair, tant en France qu’à l’étranger, particulièrement en Suisse.

Bien souvent, lorsqu’un guérisseur est à l’œuvre et à plus forte raison, dans une zone non urbaine à faible densité humaine, les gens ne veulent surtout voir en lui qu’un rebouteux. Tout semble très empirique, mystérieux, incompréhensible, bizarre ! Le petit pâtre et cantonnier Pierrounet de l’Aubrac (Pierre Brioude, 1832-1907) par exemple, dont on peut toujours admirer le buste dans l’église de Nasbinals, le village même où il œuvrait, fut ce genre d’homme. Avec lui, fractures, luxations ou entorses passaient en un tour de main.

De tels rebouteux et « sorciers des campagnes » soulagent selon des pratiques ancestrales éprouvées par des générations anciennes et des lignées reconnues, transmettant ainsi le savoir traditionnel et le « culte magique » des choses de Nature, à la manière des anciens druides ou des chamans mais on ne retrouve rien de tel chez Vignes, cet homme pieux, simple et « juste », inébranlable dans sa foi, élu par la Providence pour insuffler plus de lumière, de vie et d’amour dans le quotidien de ses habitants. Son patronyme « Vignes » est d’ailleurs comme un rappel des miracles liés au vin (les noces de Cana et la transsubstantiation) effectuées par le Christ deux mille ans plus tôt qui proclamait : « Je suis la vraie Vigne, et mon père est le Vigneron. »

On connait assez peu de choses sur la vie du calviniste Cyprien Frédéric Vignes si ce n’est qu’il naquit le 13 juin 1824 à 17 heures de Jean Louis Vignes alors âgé de 42 ans, cultivateur du Vialas et de Marie Vouquet-Moure, qu’il fut conseiller municipal et maire de la commune de Vialas un certain temps, qu’il eut une fille à la fois sensitive et spiritualiste mais le doute plane un peu sur ce qu’il réalisa vraiment avant cette date en raison de l’absence de documents et de sa discrétion. On sait aussi que les échos de ses guérisons ont commencé à attirer les premiers journalistes en 1895. Cyprien Vignes affichait alors dans les soixante-dix printemps…

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