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Légende libanaise

Un petit livre de Sagesse de Paul Sédir

On l’appelle la « Légende des chrétiens du Liban » ou encore plus simplement la « Légende libanaise »…

Ce texte sublime de Paul Sédir entre ce mois-ci chez Arqa dans la collection les « Petits livres de Sagesse » ; il méritait un coup de projecteur afin d’être relu attentivement pour en retirer une substantifique moelle fort bien occultée par de sibyllines paroles qui parfois semblent échapper lors de la première lecture… Où donc est cette Montagne et à qui donc fait référence Paul Sédir lorsqu’il nous parle à demi-mots du « Seigneur de la Terre »… ? Et où sont, en réalité, ces paysages si bien dépeints par Sédir ? Au Liban même, ou bien de façon allégorique ou cryptée dans d’autres contrées inexplorées échappant à tout regard humain ?

LIRE UN EXTRAIT DU LIVRE SUR LES CHRONIQUES DE MARS

Légende libanaise
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(Carte-Book Arqa // format 10,5x15 - 8 pages)

LES 10 LIVRES de SAGESSE

Grâce à ces 10 petits livres de Sagesse, à vous offrir ou à offrir, vous ne deviendrez pas plus grand, ni plus intelligent, mais avec ces paroles apaisantes et douces, sensibles et humaines, vous deviendrez assurément un autre homme, de ces êtres humbles et petits qui avancent à pas de géants dans la nuit des hommes…

1 – Papus - Conseils au nouveau venu qui veut étudier l’occulte

2 – Anonyme - La Prière du Calligraphe

3 – Jean-Philippe Amaro - Éloge du Hasard

4 – Auguste Franck - Planète MARS-EYE

5 – Daniel Giraud - L’art d’apprivoiser le buffle

6 – Henri Bouasse - La question préalable contre la théorie d’Einstein

7 – Frédéric Garnier - Alchimie - Ce qu’en disent les adeptes

8 – Paul Sédir - Légende libanaise

9 – Emmanuel Rivière - Êtes-vous complotiste ou Illuminati ?

10 – Chef Seattle - Nous sommes tous frères


(EXTRAIT)

A deux mille cinq cents lieues de notre patrie, plus loin que la Palestine, que Chiraz et que Mascate, au delà de l’Indus et de l’effroyable Bikanir, une fois dépassées les merveilles de Delhi, toute rose dans son atmosphère d’or, le voyageur, laissant sur sa gauche les lieux où s’épanouit autrefois l’enchantement du Paradis terrestre, monte à travers le Népal et prend pied sur la route sans fin qui court de Bénarès aux solitudes tibétaines et jusqu’aux gorges du Pamir.

S’il continue de s’élever vers les neiges éternelles, si, par impossible, il affronte les glaciers inconnus, si les anges lui fraient le chemin, il verra lui barrer l’horizon une montagne irréelle que les Délivrés mêmes n’ont jamais aperçue.

Des précipices vertigineux l’entourent de toutes parts ; ses assises verticales la défendent invinciblement et les bises meurtrières expirent à ses pieds. C’est elle sans doute que les hymnes des Rishis védiques proposent à la vénération des peuples de Bharât sous le nom sacré de Mérou.

Son sommet s’arrondit en cirque verdoyant ; un soleil, invisible encore aux peuples occidentaux, y maintient une température printanière dont quelques zéphirs accentuent la douceur. Le sol disparaît sous un souple gazon ; des fleurs innombrables le parsèment dont le frais éclat fait penser aux jardins célestes où chantent les bienheureux.

Un lac occupe le centre de cette immense prairie, et une île repose en son milieu. La transparence miraculeuse de l’eau reproduit avec délicatesse les herbes des talus et les frondaisons élégantes des arbres riverains ; une imperceptible palpitation intérieure de la masse liquide communique à ces reflets le vague des paysages enchantés ; les roches multicolores du fond, le bleu permanent du ciel font paraître dans l’eau profonde des amas mobiles d’émeraudes, de saphirs sombres et de mourantes turquoises.

L’île semble flotter sur le miroir circulaire où elle se contemple. Ses contours élégants, le désordre harmonieux des bouquets d’arbres qui la décorent, la grâce (...)